ECHEC

ECHEC

Encore un peu assoupi par cette nuit trop brève,
Tu n'es plus dans ton lit mais encore dans tes rêves.
Angoissé de rêves trop noirs dénommés cauchemars,
Mais aujourd'hui, c'est décidé la roue tourne dans ton histoire.

Tu veux avancer sur cette séparation difficile
Conséquence plutôt directe d'une maladie trop infantile,
Qui emporta le fruit de votre belle union d'amour,
Qui l'emporta très tôt, très haut et pour toujours.

Tu veux arrêter les bouteilles de douze ans d'âge,
A qui tu dois tes traits tirés, ton haleine et ton chômage.
Une vie ratée, un peu cliché, que t'as décidé de changer,
Tu t'es levé motivé car dans ta vie faut tout ranger.

Tu commences par ton appart', 8e étage dans une cité,
Tu regardes ton foutoir et tu t'y mets sans hésiter.
Tu décides d'ouvrir la fenêtre, le soleil chante la tête haute,
Tu sautes.

Moi.

# Posté le dimanche 26 juillet 2009 17:41

Y A-T-IL UN SENS

Y A-T-IL UN SENS

C'était l'été sur mon printemps où l'automne vient de souffler,
C'est l'amertume qui vous guette quand la raison s'en est allée.
Tes larmes rythmées par mon c½ur battaient en moi une douce mesure
Tu te rapprochais je ne te voyais plus, allions-nous nous revoir ? Peut-être, c'est sûr.

Tu étais loin, je te touchais, comme un souvenir que je vivais.
Tu étais tout, il fallait que je t'aime à la manière dont je rêvais.
Tu étais tout, libre et légère comme un sommeil dans mon hiver,
Je t'ai vu et de ma cage thoracique tu devins prisonnière.

Quiconque te voit est ébloui par la clarté de ton noir,
Ta fine mélodie me berce comme la voix du silence,
Comme la douce chaleur qui se lève tendrement le soir.
Je ne sais plus, mes yeux se ferment, c'en est fini, je pense.

Mais aujourd'hui ces vers n'ont point de sens,
Car que je vive ou que je meure plus rien n'a d'importance,
A travers ces lignes notre amour se fixe dans les mémoires,
Immortel, car ma plume est trempée dans l'histoire.

Moi.

# Posté le vendredi 24 juillet 2009 08:35

INSOMNIE

INSOMNIE

Chambre noire, silence total, il est 03h33,
1000 questions me découpent, allongé sur mes draps.
Je cherche plus le sommeil, y'a plus d'essence dans ma pompe aortique,
Malgré ça faut qu'j'embraye parce qu'on m'a pas fait automatique.

C'est l'encre rétinienne qui s'étale sous la plume,
Mes souvenirs polluent l'esprit comme les mouchoirs d'un vieux rhume.
Les yeux ne se ferment pas comme les cicatrices de l'âme,
Hémorragies, rivières de sang aux couleurs de larmes,
Mélancolie gravée au couteau comme dans le c½ur d'un arbre,
Comme la couronne du roi ou comme du samouraï le sabre.

La mélancolie m'accompagne ou j'accompagne l'ennui.
La mélancolie m'accompagne et me suit même la nuit.
Alors les yeux sont ouverts mais ne regardent rien,
Et dans ce paysage désert c'est ton ombre qui revient.

Moi.

# Posté le samedi 11 juillet 2009 21:09

Modifié le vendredi 24 juillet 2009 08:44

L'ETE

L'ETE

Enfin l'été est venu nous embrasser,
Parce qu'on l'a attendu toute l'année,
Ramenant ces longues journées chaleureuses,
La coupe d'été chez la coiffeuse,
Enfin on enfouit les pieds dans le sable,
Et le soleil se couche quand on a quitté la table.

On se réveille après midi parce que c'est les vacances
Et les seules moments où le lycée connaît le silence.
Y'a ceux qui rentrent au bled, ceux qui partent et ceux qui restent,
Y'a ceux qui taffent, ceux qui bronze et ceux qui font la fête.

C'est la pression des exams puis l'attente des résultats,
Pendant qu'les plus jeunes passent leurs journées sur leurs matelas.
Mais cette saison est violente c'est l'été et pas l'hiver
Coup d'soleil et coup de foudre dans les deux cas sortez couverts.

Profitez maintenant parce que demain est incertain,
Profitez vite car bientôt viendra le train du quotidien,
Luttez contre le temps et de votre vie soyez les maîtres,
Faire ses rêves maintenant pour ne pas dire : « Ah ! J'aurais dû... »
Car « Celui qui combat peut perdre,
Mais celui qui n'combat pas a déjà perdu. »

Moi.

# Posté le vendredi 10 juillet 2009 14:31

Modifié le vendredi 24 juillet 2009 08:44

J'ECRIS

J'ECRIS

J'écris le c½ur meurtris, parce que la vie m'la arraché.
J'écris l'esprit épris, d'une autre réalité.
J'écris pour confesser, retranscrire et raconter
Une autre histoire à ceux qui, comme moi, veulent s'évader.
J'écris et crie que ce monde est infâme,
Et que seuls des écrits pourraient l'imaginer plus calme.
J'écris pour espérer et tout miser sur le futur,
Pour n'pas péter les plombs ou m'jeter sous une voiture.
J'écris : ma thérapie, voilà l'usage principal
Eviter d'aller chez l'psy ce qui m'ferait 1300 balles.
J'écris pas pour souligner les travers d'la société,
Car si c'était mon seul projet y'aurais personnes pour m'écouter.
Alors j'écris pour partager ma vie, mes pensées
Plutôt pour t'faire penser, pas encore pour t'faire danser.
J'écris les mots viennent et se dessinent au bout d'ma plume
Mais j'prends que le RER j'promets pas d'atteindre la lune.
Moi j'mange que des Pepitos alors j'trouverai jamais la fève
Alors j'écris pour m'fabriquer une ptite fusée en papier
Car si les rêves restent des rêves
Ca serre plus à rien d'rêver.

Moi.

# Posté le mardi 07 juillet 2009 18:47